Le Jet-Pack : la solution pour désenclaver le Cantal ?

Alors que le gouvernement semble vouloir persister sur son projet des 80 km/h, de nouveaux projets émergent pour faciliter la mobilité en milieu rural. Le Cantal en tête de liste étudie avec sérieux la piste du Jet-Pack pour offrir à ses administrés un moyen de transport rapide et innovant.

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Des jet-pack pour désenclaver le Cantal

Le département met cette fois l’accent sur l’innovation en présentant son projet de doter des milliers de cantaliens d’appareils de vols individuels. Sorte de sac à dos muni de deux moteurs-fusées, dont l’usage est encore trop résiduel et trop peu démocratisé, le jet-pack semble répondre parfaitement aux problématiques du département.

Ce matin le président du conseil départemental explique l’ingéniosité et l’avantage de ce projet : « aujourd’hui, la disparité de la population et la condition géographique du département rend difficile la mise en place d’un réseau de transport en commun adapté à chaque cantalien, et l’usage de la voiture devient de plus en plus difficile du fait des… récentes initiatives gouvernementales » lâche difficilement Bruno Faure en grimaçant. Il reprend, devant les journalistes : « je tiens à vous montrer que ce projet est réalisable, et que ce n’est pas qu’une idée… en l’air » il saisit alors un jet-pack dissimulé sous son pupitre, l’enfile et s’envole par la fenêtre dans l’étonnement et l’admiration générale.

L’idée est plus précisément de proposer un équipement et une formation adaptée pour les cantaliens présentant les plus grands besoins de mobilité. Imaginez la difficulté pour un habitant de Maurs de se rendre au travail à Murat par exemple. En transport en commun, c’est un périple interminable et presque impossible. En voiture, c’est un trajet éprouvant de plus d’une heure. En jet pack ? C’est une petite ballade d’une demi-heure à environ 80 km/h pendant lequel on a tout le loisir de s’enivrer des paysages cantaliens depuis une perspective nouvelle et aérienne.

Si les détracteurs du projet dénoncent un gouffre financier et un péril écologique du fait du carburant considérable utilisé par les appareils, de nombreux cantaliens trépignent d’impatience à l’idée de parcourir les cieux du département. Les couloirs aériens sont déjà aménagés, des zones d’atterrissage sont en cours de constructions. D’ici janvier 2019, on pourra voir des milliers de pilotes survoler le Puy Mary et le chemin des crêtes pour aller au travail, faire leurs courses, emmener leurs enfants à l’école, se rendre à un rendez-vous… Heureux de ne plus dépendre ni d’un panneau de limitation à 80 km/h ni des horaires de bus, les cantaliens voleront de leurs propres ailes.

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