Le département du Cantal se lance dans la vente de crèpes

Les gouvernement successifs n’ont pas épargné les financements des collectivités locales. Pour combler les baisses de dotations, le Conseil Départemental du Cantal explore de nouvelles pistes lucratives...

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Les drôles d'économies du département du Cantal
Même Bruno Faure met la main à la pâte (à crêpes) sur le parvis du conseil départemental du Cantal

Les gouvernement successifs Ayrault, Valls et Philippe n’ont pas épargné les financements et les positions des collectivités locales. Bien que les trois derniers premiers ministres de l’hexagone aient pour point commun  d’avoir commencé leurs carrières politiques en conseil régional ou départemental, ils en ont un autre, celui d’avoir quelques peu réduit les budgets, effectifs et fonctions des collectivités territoriales.

Mais les retraits successifs des dotations aux départements, la fin de la taxe d’habitations… autant de rentrées d’argents que les collectivités n’ont plus. Aussi pour financer leurs nouveaux projets, mais surtout pour assurer la rentabilité de leurs activités actuelles, ces dernières explorent de nouvelles pistes lucratives.

Un stand de crêpe devant le conseil départemental du cantal

Parmi les pistes envisagées par le Conseil Départemental du cantal, l’ouverture d’un stand de crêpe sous les arcades de son siège reste la plus convaincante.

Au chocolat, au sucre, à la confiture ou salée, au cantal ou au jambon de pays, les aurillacois pourront désormais se réchauffer les papilles de 8H à 17H sous le regard envieux de la statue du général Delzons. « Hein ?! » voilà la réaction enjouée de Jérôme, chef de projet pour le département qui passera désormais la moitié de son temps de travail à préparer la pâte à crêpe. Le projet devrais rapporter entre 100 à 120€ par semaine au département, « de quoi mettre du beurre dans les épinards ou… dans les crêpes ! » s’esclaffe Bruno Faure, qui met lui-même la main à la pate (à crêpes) !

La Chambre du Commerce et de l’industrie : et pourquoi pas des massages ?

Les récentes séances de l’assemblée nationale ne sont pas pour rassurer les CCI de France, qui se préparent à une réduction de leurs effectifs et de leurs budgets. Pour tenter de les maintenir, la CCI du Cantal décide d’un plan audacieux en se lançant sur le marché du bien être !

Le bâtiment fermé à deux pas du Pont Rouge sera bientôt tout à fait ouvert, et les mains de fées des employés de la CCI sauront vous satisfaire ! « Auparavant j’étais chargé d’études et de prospectives pour la CCI, demain je pars en formation pendant deux semaines à La Bourboule pour apprendre des techniques de massages avancées. A 52 ans c’est une reconversion innatendue… Mais que voulais vous, il faut vivre avec son temps ! » confie Sylvie. Les forfaits détente (40€), rapproché (60€) ou ‘’Thaï’’ (120€)

Et ensuite ?

Ces plans ingénieux et opportunistes des collectivités doivent se multiplier pour assurer la pérennité de nos services de proximité. La parole est laissée aux cantaliens : quelles idées avez-vous pour renflouer les caisses de vos collectivités ? A vos commentaires !

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